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"J'accuse..." J'accuse ceux pour qui "l'homme pensif" de RODIN ne signifie qu'un objet d'art et non de méditation amère. J'accuse ceux qui opposent à l'aurore du soleil la cruauté ensanglantée de la guerre. J'accuse ceux qui nous forcent à élever nos enfants dans...

il y a 1 mois 6

Réponses

  1. dame  Aty de la Glan

    je ne vous accuserai surement de dénoncer ce genre d'atteintes à tant de valeurs !!
    je pourrais peut être (et encore...........) juste vous accuser de ne pas avoir posé cette question plus .............tôt
    Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire car c'est un beau plaidoyer pour un ...........meilleur"

  2. Elisabeth

    Je vous accuse de m'avoir touchée au plus profond de moi.

  3. Armand

    https://www.youtube.com/watch?v=QuNhTLVgV2Y
    slt yahi merci pour ton partage

    Oana a dit
    << J'accuse enfin ceux qui se laissent accusés, les têtes baissées, les bras croisés. .>>

    avant d'accuser il faut tenir compte de la presomption d'innocence
    mais, peut on être coupable de notre bien être quand on sait que ce bien être
    est construit sur la misére et le sang des autres ?
    l'humanité parfaite ne pourra exister que si l'homme
    comprenne un jour que le " je" est pluriel

    Titre : Pour les pauvres

    Poète : Victor Hugo (1802-1885)

    Recueil : Les feuilles d'automne (1831).

    Qui donne au pauvre prête à Dieu.
    Victor HUGO.
    Dans vos fêtes d'hiver, riches, heureux du monde,
    Quand le bal tournoyant de ses feux vous inonde,
    Quand partout à l'entour de vos pas vous voyez
    Briller et rayonner cristaux, miroirs, balustres,
    Candélabres ardents, cercle étoilé des lustres,
    Et la danse, et la joie au front des conviés ;

    Tandis qu'un timbre d'or sonnant dans vos demeures
    Vous change en joyeux chant la voix grave des heures,
    Oh ! songez-vous parfois que, de faim dévoré
    Peut-être un indigent dans les carrefours sombres
    S'arrête, et voit danser vos lumineuses ombres
    Aux vitres du salon doré ?

    Songez-vous qu'il est là sous le givre et la neige,
    Ce père sans travail que la famine assiège ?
    Et qu'il se dit tout bas : « Pour un seul, que de biens !
    À son large festin que d'amis se récrient !
    Ce riche est bien heureux, ses enfants lui sourient.
    Rien que dans leurs jouets, que de pain pour les miens ! »

    Et puis à votre fête il compare en son âme
    Son foyer où jamais ne rayonne une flamme,
    Ses enfants affamés, et leur mère en lambeau,
    Et sur un peu de paille, étendue et muette,
    L'aïeule, que l'hiver, hélas ! a déjà faite
    Assez froide pour le tombeau.

    Car Dieu mit ses degrés aux fortunes humaines,
    Les uns vont tout courbés sous le fardeau des peines ;
    Au banquet du bonheur bien peu sont conviés ;
    Tous n'y sont point assis également à l'aise,
    Une loi, qui d'en bas semble injuste et mauvaise,
    Dit aux uns : Jouissez ! aux autres : ENVIEZ !

    Cette pensée est sombre, amère, inexorable,
    Et fermente en silence, au coeur du misérable.
    Riches, heureux du jour, qu'endort la volupté,
    Que ce ne soit pas lui qui des mains vous arrache,
    Tous ces biens superflus où son regard s'attache ;
    Oh ! que ce soit la charité !

    L'ardente charité, que le pauvre idolâtre !
    Mère de ceux pour qui la fortune est marâtre,
    Qui relève et soutient ceux qu'on foule en passant,
    Qui, lorsqu'il le faudra, se sacrifiant toute,
    Comme le Dieu martyr dont elle suit la route,
    Dira : Buvez, mangez ! c'est ma chair et mon sang !

    Que ce soit elle, oh ! oui, riches, que ce soit elle
    Qui, bijoux, diamants, rubans, hochets, dentelle,
    Perles, saphirs, joyaux toujours faux, toujours vains,
    Pour nourrir l'indigent et pour sauver vos âmes,
    Des bras de vos enfants et du sein de vos femmes
    Arrache tout à pleines mains !

    Donnez, riches ! L'aumône est soeur de la prière,
    Hélas ! quand un vieillard, sur votre seuil de pierre,
    Tout roidi par l'hiver, en vain tombe à genoux ;
    Quand les petits enfants, les mains de froid rougies,
    Ramassent sous vos pieds les miettes des orgies,
    La face du Seigneur se détourne de vous.

    Donnez ! afin que Dieu, qui dote les familles,
    Donne à vos fils la force, et la grâce à vos filles ;
    Afin que votre vigne ait toujours un doux fruit ;
    Afin qu'un blé plus mûr fasse plier vos granges ;
    Afin d'être meilleurs ; afin de voir les anges
    Passer dans vos rêves la nuit.

    Donnez, il vient un jour où la terre nous laisse.
    Vos aumônes là-haut vous font une richesse,
    Donnez, afin qu'on dise : Il a pitié de nous !
    Afin que l'indigent que glacent les tempêtes,
    Que le pauvre qui souffre à côté de vos fêtes,
    Au seuil de vos palais fixe un oeil moins jaloux.

    Donnez ! pour être aimés du Dieu qui se fit homme,
    Pour que le méchant même en s'inclinant vous nomme,
    Pour que votre foyer soit calme et fraternel ;
    Donnez ! afin qu'un jour, à votre heure dernière,
    Contre tous vos péchés vous ayez la prière
    D'un mendiant puissant au ciel.

    Janvier 1830.

  4. Anonymous

    J'accuse les ignorants de ne pas Vouloir en savoir plus et j'accuse les savants de ne pas s'en préoccuper.
    J'accuse les pro- et les anti-systèmes d'ignorer ce qu'est un système et de se borner à Croire que l'entropie est une cause de stabilité.
    J'accuse les abrutis de confondre l'égalité avec l'uniformité, et les crétins d'exercer leur "droit" à la liberté sans aucun esprit de responsabilité.
    J'accuse les artistes de se méfier du rationnel et les rigoristes de se méfier de l'irrationnel au simple motif de protéger leurs egos.
    J'accuse l'humanité de propager sciemment ou inconsciemment des milliards de mensonges pour seulement être en conformité avec sa foi.

  5. Éléa Line

    J'accuse l'homme de ne pas savoir donner sans en attendre de retour.
    J'accuse les pays en guerre de tuer leur propres citoyens au nom de l'argent.
    J'accuse le mensonge,
    la calomnie,
    la cupidité,
    l'ignorance,
    La bêtise,
    et toutes les injustices en ce bas monde.

  6. kadour

    cf E Zola drey Fuz

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